Eco-conception numérique ou "Green IT"

L'éco-conception est une approche méthodique qui prend en considération les aspects environnementaux du processus de conception et de développement, dans le but de réduire les impacts environnementaux négatifs tout au long du cycle de vie d’un produit, de biens et services, ou de systèmes.

Cette approche peut bien entendu être appliquée au numérique et aux offres de services informatiques : c'est l'éco-conception logicielle.
 

Eco-conception : quels leviers ?
 

L’écoconception logicielle est composée d'un ensemble et porte sur la conception fonctionnelle, graphique, ergonomique, et technique.

Les principaux leviers de l’éco-conception logicielle se situent en amont et en aval de la phase de développement.

Plus on intervient en amont, c'est à dire dès la phase de conception, et plus les leviers sont importants. Mais il ne faut cependant pas se concentrer uniquement sur la phase de création, ou au détriment des autres aspects : c'est en effet tout au long du cycle de vie du logiciel, et plus particulièrement dans son utilisation quotidienne, que son impact environnemental sera le plus présent.

Le portail et les applicatifs en ligne d'e-Collectivités étant utilisés quotidiennement par de nombreux agents et élus pour leur missions, l'impact environnemental est un sujet pris en compte dès aujourd'hui.
 

Une approche globale, plusieurs axes d'amélioration
 

L'éco-conception logicielle est une démarche globale qui, pour simplifier, vise à réduire l'utilisation de ressources à leur strict minimum et pour seulement la durée nécessaire à leur usage; par exemple n'utiliser de la mémoire pour un contenu que s'il est visible à l'écran, utiliser un système de cache pour minimiser les calculs et la bande passante, ...

Cette approche ne se limite d'ailleurs pas à la partie logicielle et offre plusieurs axes d'améliorations, comme par exemple la partie infrastructure : en internalisant sa gestion, e-Collectivités optimise le dimensionnement des ressources et des machines virtuelles en fonction des besoins réels des applicatifs.

Du côté logiciel et conception, de bonnes pratiques sont déjà en en place, comme un système de cache présent sur presque l'ensemble de nos applicatifs web (Pléiade, sites internet, ...), mais aussi notre authentification unique dans Pléiade qui diminue le nombre de requêtes en validant l'identité d'un compte unique dans toutes les briques applicatives, et qui ne fait de requêtes que dans le contexte strict de droits de l'utilisateur.

Au vu de l'expansion à de nouveaux territoires, mesurer cet impact plus précisément sera une action importante à mener en 2022, pour pouvoir quantifier l'utilisation des ressources sur le premier semestre, tout en planifiant la mise en place d'optimisations.

Le défi pour les mois et années à venir est posé : chercher à diminuer l'impact environnemental tout en complétant notre offre et en absorbant un nombre d'utilisateurs quotidiens croissant.

Photo de Akil Mazumder provenant de Pexels